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L'histoire
de l'Astrologie
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L'inconscient
collectif
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De spirituel, l'univers est devenu physique,
quantifiable : logique. Mais il reste au fond de nous un
sédiment déposé tout au long des âges, des contenus
inconscients légués par nos ancêtres. Il reste cette
façon primordiale d'appréhender le monde, car nous ne
naissons pas
avec un cerveau vierge de toute impression ; nous
naissons avec un enregistrement séculaire fait des expériences
passées de nos ancêtres, nous naissons avec cette mémoire
collective que l'on appelle inconscient collectif. |
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Cet inconscient enfoui au fond de nous, rejaillit sur
notre vie onirique : les images du Soleil, de la Lune,
présentes aujourd'hui dans les rêves de chaque
individu, revêtent les mêmes significations que celles
que leur a prêtées l'Antiquité. L'analyse des rêves
montre que l'image du Soleil symbolise le père, la
conscience, la société : l'idéal. C'est-à-dire précisément
les significations qu'à la suite du mythe d'Apollon, la
tradition astrologie a associé au Soleil. |
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Dans leur spontanéité, les rêves nous restituent les
multiples facteurs qui, dans les temps les plus reculés,
ont joué un rôle dans la vie de l'humanité. Ils nous
relient au cosmos et nous prouvent que l'identité de
l'homme- microcosme à l'univers-
macrocosme est encore inconsciente, mais bien
existante. Le rêve ouvre la porte sur la nuit
originelle cosmique et permet à l'homme de renouer avec
le mondes éternel. |
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Le ciel extérieur est devenu un espace vide, mais notre
ciel intérieur, notre inconscient est rempli de son
empreinte. Les dieux de l'Olympe sont en nous, comme ils
l'ont toujours été, mais ils ont pris un autre nom.
Nous ne le comprenons qu'à peine, habitué que nous
sommes les voir depuis toujours évoluer dans le cosmos.
Les dieux, images primordiales dans notre inconscient,
s'étaient incarnés dans le ciel. Maintenant qu'il n'y
figurent plus, cela n'efface pas d'un coup les facteurs
physiques qui les avaient fait vivre. |
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Si le ciel était le théâtre de nos images
primordiales, ce n'est pas parce que nous supprimons le
théâtre que nous balayons l'essence de notre psyché.
Ce n'est pas parce que l'on retire de la scène la pièce
d'un auteur, que cet auteur n'existe plus. Au lieu de
vivre à la lumière du public, il vit dans l’ombre.
Il en est de même pour l'astrologie. Le ciel étoilé
de notre naissance ne représente plus les dieux qui en
occupent la scène, il est ce ciel intérieur qui abrite
nos « facteurs psychiques ». Il exprime l’écho que
nous sommes par rapport à l'univers. « C'est dans ton
coeur que se trouvent les étoiles de ton destin. » (
Schiller) |
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Notre
ciel intérieur |
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Aussi peut on dit que la
symbolique de l'astrologie traduit notre univers
psychique inconscient et l'interprétation de ses
symboles relève par nature d’une lecture qui ne peut
dépendre de la pure fonction intellectuelle. Ce qui
surprend le néophyte quand il découvre le symbole
astral, c'est qu'il réunit toujours plusieurs
significations qui paraissent hétéroclites. Car le
symbole intègre les différentes modalités d’être
ou les différentes manifestations que peut prendre un
tout. Comme nous l'avons vu, il exprime un faisceau de
tendances multiples, qui vont du concret à l'abstrait
mais dont les différents aspects ont en commun des
rapports qui ne sont pas toujours évidents à la
logique. Aujourd'hui, pour aborder le symbole astral et
saisir ses correspondances intrinsèques, il suffit de
suivre intuitivement le jeu de ses analogies et laisser
se réveiller en nous les images de son harmonie secrète. |
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Par
exemple le Soleil, en analogie avec la dialectique
qu’il établit avec la Lune, tout comme celle existant
entre l'homme et la femme, représente le pôle
masculin. Par le rôle qu'il tient dans la marche des
planètes, il représente aussi le père qui montre le
chemin à l'enfant qui s'éveille au monde. Par cette même
correspondance analogique, il devient le rôle que l'on
veut tenir dans la société et, de la même façon
qu'il est le centre de gravité de notre univers, sont
symbole peut s’interpréter comme le centre de gravité
que l'être veut réaliser. Enfin, tout comme il éclaire
le monde, il symbolise le pôle de conscience, mais
aussi l'idéal, où le sens, que l'on cherche toujours
à donner à la vie. |
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Et si nous prenons Mars, l'archétype du guerrier, il
exprime toutes formes d'investissement de l'énergie
combattante, agressive, pulsionnelle ou défensive, qui
peut aller de l'énergie de l'enfant qui manifeste sa présence
instinctive dans le monde à celle du chef militaire qui
se bat pour défendre ou conquérir un territoire, au médecin
qui lutte pour gagner du terrain sur la mort, au sportif
qui se bat pour étendre les limites du potentiel
humain, comme l’a si bien exprimé André Barbault. |
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La
symbolique martienne se saisit et se manifeste concrètement
dans la vie de façon différente à partir d'un même
faisceau de correspondances. On pourrait même imaginer
qu'elle n'est pas épuisée et que, dans les années à
venir, à un autre stade de notre civilisation, où
notre mode de vie fera plus souvent appel à
l'informatique, l’énergie
vitale, la force de prise sur le monde représentée par
Mars, pourra s'exprimer sous d'autres formes. L'instinct
de la lutte pour la vie, ne trouvant plus sa place dans
les expressions qu’on lui a vues jusque-là,
s'exprimera dans un combat différent : la défense de
l'espace vital pouvant se faire, par exemple, par un
combat de cerveaux à cerveaux, dans une guerre «
para- psychologie » ou l'énergie de Mars serait déplacée
symboliquement dans une «
musculation du cerveau ». |
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Ainsi, chaque symbole représenté par les planètes
possède différents plans de manifestation ou différents
moyens d'expression, qui n'ont de commun entre eux
qu'une loi de fonctionnement analogue. Cette loi intrinsèque
ne peut être saisie que par cette subtilité de
l'esprit, différente de la logique, que l'on peut
appeler « poésie », dans le sens grec du mot :
l'action de faire, la faculté de création. Et la
multivalence du symbole pourrait être comparée à ces
systèmes apparemment différents mais soumis en réalité
à un même ordre dont le code ne peut être compris, en
bien des cas, que de façon encore intuitive ( tous les
systèmes de la vie organique en partant de l’atome et
de la cellule, jusqu'à l'homme). |
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De proche en proche, nous dénouons les fils invisibles
et symboliques qui tapissent l’univers et que les
Anciens perçurent avant nous. Chaque planète est
d'abord le symbole d'une tendance collective inhérente
à tous être humain, mais qui sera vécue de façon
personnelle par chacun en fonction de la position de
cette planète dans le ciel au moment de sa naissance.
Elle représente une source d'énergie fondamentale dont
les différents modes d’expression répondent à
l'harmonie intrinsèque du symbole. Et le rythme des
planètes et leur évolution dans le cosmos constituent
les cycles de ces énergies. |
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Toutes ensemble,
des planètes représentent l’expérience psychique de
ces énergies que nous lègue l’inconscient collectif
: leur symbolique en est le vivant témoignage. Mais
l'astrologie ne s’inscrit plus dans une approche
religieuse, elle s'inscrit dans une physique et une métaphysique
de l'univers : les volontés divines cachaient les lois
naturelles de l'univers que nous redécouvrons. Et les
planètes, si elles conservent tous les caractères que
des siècles de mythologie leur ont attribués, ne sont
plus l’expression des divinités mais des lois de la
nature. |
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Elles représentent notre réalité intérieure dans ces
manifestations, en fonction de la loi d'analogie
inconsciente entre l'homme- microcosme et l'univers-
macrocosme. Elles sont notre cosmos intérieur. |
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L'unité
des symboles
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L'inconscient
collectif
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Le
zodiaque
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Des
symboles aux douze constellations |
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