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Dans
l'ancienne Mésopotamie, en remontant jusqu'en l’an
huit mille av. J.-C., l'homme menait sous les cieux une
vie précaire. Son esprit était presque totalement
dominé par un monde supérieur aux ressources en
apparence infinies : tonnerre, éclairs, chaleur étouffante,
éclipses ; de manière imprévisible,
spectaculaire et dévastatrice, le ciel se déchaînait
au-delà de tout ce que pouvait concevoir l'intelligence
de l'homme.
L'idée
de la supériorité du ciel s'imposa dans la vie
quotidienne de même que celle de chercher sa voie en
regardant en l’air
Dans
son état primitif, l'homme n’accordait aucune part au
hasard ; ce qui se produisait était déterminé
par une force résonnée. Pour ce qui échappait à
l'explication dans l’étroit éventail de son expérience,
il fallait de toute urgence situer une origine physique
et la nommer ; il fallait aussi lui attribuer un
type de comportement.
Dans
l'Antiquité sumérienne, l’étoile était le symbole
de la divinité. Les étoiles qui brillent dans le ciel
clair de cette partie du monde furent les véritables
fondatrices de l'astrologie.
Bien
que leur rôle fût et demeure considéré comme
essentiellement passif, elles offraient une toile de
fond extrêmement impressionnante aux interactions des
corps célestes.
Aujourd'hui
encore nous savons naturellement que le Soleil et la
Lune exercent une puissante influence physique sur notre
existence.
Pour
notre ancêtre primitif cette influence doit avoir pris
une signification considérable et mystérieuse. Le
Soleil lui donnait sa chaleur, à laquelle succédait
progressivement le froid de l'hiver ; le jour alternait
avec la nuit ; la marée apportait et emportait la mer.
Devant le rythme mystérieux de la croissance et du déclin,
des hauts et des bas de l'ordre naturel des choses,
l'homme a de bonne heure cherché une explication
physique de l'univers.
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