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L'histoire de l'Astrologie

 

   Des symboles aux douze constellations :        La route du soleil.

 
L'élaboration progressive.
 
     En observant le ciel depuis trois mille ans avant notre ère, les prêtres astrologues ont constaté que les planètes se déplacent sur un fond d'étoiles fixes. Progressivement, ils les assemblent, en des groupements visuellement satisfaisants : les constellations. Celles-ci serviront d'arrière-plan, sorte de carte géographique du ciel, pour détacher les mouvements Du soleil, de la Lune et des planètes.
     La plus proche de la Terre, la Lune, était l'objet principal de leur attention. Aussi la division des constellations correspondit-elle, d'abord aux vingt huit étapes de sa route. Les premiers Zodiaques que l’on rencontre à Babylone, en Inde, et en Chine étaient lunaires.
Puis, ayant constaté que le Soleil est le principal régulateur de notre vie, ce sont ses douze étapes qui se sont d'abord ajoutées, puis qui ont progressivement remplacé celle de la Lune.
     Commencée au temps d’Hammourabi, on peut déjà reconnaître sur des tablettes chaldéennes, datées du XIIe siècle avant Jésus.- Christ, la nomination des douze secteurs scolaires. Mais ce sont les Grecs qui leur ont donné leur nom définitif quand leur science fusionna au IIIe siècle avant. Jésus.- Christ avec celle des Chaldéens.

Le Bélier : était été nommé Ku et était désigné par l'expression « le travailleur en louage ».

Le Taureau : s'appelait « la mâchoire du boeuf ».

Les Gémeaux : s'appelaient « les deux grands jumeaux ».

Le cancer : est représenté par un crabe terrestre qui s'appelait Nangar, qui veut dire

« Travailleur du bois, charpentier ».

Le Lion : répondait déjà au nom de lion ou de « noble chien » ou encore de « roi ».

La Vierge : est nommée Mi, qui veut dire l’épis.

La Balance : était signifiée par deux étoiles, distinguées en bassin du Nord et bassin du Sud et s’appelait « le bassin de la balance ».

Le Scorpion : nommé Gir, se traduit par le même nom.

Le Sagittaire : était Pal-Bih-Sag, mais n'a pas encore la signification qu'on lui donne aujourd'hui.

Le Capricorne : est le poisson - chèvre, tel qu’il est resté symbolisé de nos jours.

Le Verseau : nommé Gu, répondait à la notion dès « courants d'eau douce ».

Les Poissons : appelés Zib-Me, qui veut dire les « queues », semblaient symboliser le Tigre et l’Euphrate.

      On a souvent pensé que l'origine du Zodiaque et même celle de l'astrologie était Égyptienne. Des documents que l’on a retrouvés nous signalent que, dès le XVe siècle avant notre ère, l'Égypte et la Chaldée entretenaient des relations actives. Mais, en comparant l'ensemble des textes mathématiques chaldéens à ceux des Égyptiens, il s'avère que les premiers possédaient une supériorité scientifiques sur les seconds ; cela nous explique leur avancement en astronomie et nous donne à penser que les Égyptiens tenaient une grande partie de la connaissance de la Chaldée.
     Ce sont les Grecs eux-mêmes qui, longtemps, nous ont induits en erreur d’une suprématie Égyptienne. Ils ont probablement exagéré l'importance culturelle de l'Égypte parce qu'ils entretenaient avec elle, du IVe siècle au VIIe siècle avant. Jésus.- Christ, des rapports commerciaux et même militaires, alors que les Perses étaient leurs ennemis. Aussi se plaisaient-ils à dire que leurs pères, en matière de métaphysique, arithmétique et géométrique, étaient les Égyptiens, dans le dessein de les honorer et peut-être de se flatter eux-mêmes de leurs relations, mais aussi parce qu'ils connaissaient moins bien la civilisation mésopotamienne.
     Les Égyptiens étaient peu curieux de suivre la trajectoire des planètes, ils se préoccupaient surtout du lever des constellations équatoriales afin de déterminer les crues du Nil. C'était une astronomie stellaire. De toutes façons, il est difficile de parler de véritable astrologie en ce qui les concerne, à moins qu'elle n'ait été réservée aux initiés, aux souverains et aux prêtres, et que nous n'en ayons pas jusqu'ici connaissance.
     Au IIIe siècle avant. Jésus.- Christ, à la suite des conquêtes d'Alexandre Legrand, les Grecs apportèrent en Égypte le fruit de leurs connaissances, et c’est ce moment-là que l'astrologie acquit la faveur populaire.
Reste le fameux Zodiaque de Denderah, rapporté par Napoléon lors des ses campagnes et qui a soulevé multiples hypothèses historiques.
On a d'abord allégué qu'il remontait au cinquième millénaire avant notre ère, puis qu’il ne datait que de l'époque romaine. Avec les études faites au carbone 14, certains en reviennent à la première supposition ou à une élaboration progressive. Quand est-il au juste ?
     Si les Égyptiens n'ont pris qu’une part très par relative dans l'astrologie parce qu'ils paraissaient s'intéresser peu aux planètes, ils ont très certainement contribué à l'édification du Zodiaque, comme la plupart des peuples méditerranéens et des d'autres civilisations qui cherchaient à identifier l’espace énergétique du cosmos.

   Le Zodiaque, commencé au VIe avant. Jésus.- Christ., en Grèce, et achevé au VIIe siècle avant. Jésus.- Christ., est un réceptacle qui synthétise, cristallise, dans son cercle, les traditions symboliques de la Mésopotamie, de la Grèce et de l'Égypte. Il scande la route apparente du Soleil sur la bande d'étoiles qui entourent la terre et permet d'identifier la place des planètes. Déjà au temps des stoïciens, Aristarque de Samos ( ca 310 ca 230 avant.

   Jésus.- Chris) avait remarqué que c'était la terre qui tournait autour du soleil et non l'inverse. Il fallut attendre vingt siècles, avec Copernic, pour confirmer ces dires.

     Cela ne modifie pas l'utilité du Zodiaque, puisqu'il n'est qu'une toile de fond qui permet de relever la position relative du soleil et des planètes par rapport à la terre.
     En revanche, le nom donné autrefois aux constellations ne corresponde plus à la position astronomique. Par exemple, l’équinoxe de printemps, au moment où le Soleil monte vers la jonction de l’écliptique et de l'équateur, ne se trouve plus dans le Bélier des constellations mais dans les Poissons et sera bientôt dans le Verseau.
     Ce déplacement est dû au léger vacillement de la Terre provoquer par l'effet gravitationnel que le Soleil et la Lune exercent sur elle. En conséquence, les pôles célestes et l'équateur céleste changent légèrement d'orientation : le point vernal qui se situait à zéro du Bélier au moment de la probable édification du Zodiaque, rétrograde dans le sens des aiguilles d'une montre c’est ce qu'on appelle le phénomène de la précession des équinoxes.
     Hipparque, au IIe siècle avant. Jésus.- Christ., l'avait déjà remarqué, mais cela ne pouvait avoir d’incidence sur l'interprétation astrologique, puisque les signes ont toujours été considérés par la tradition comme un point de repère de la position relative entre la Terre et le Soleil. C'est-à-dire que aujourd'hui comme autrefois, la zone du ciel dans laquelle apparaît le Soleil entre le vingt et un mars et le vingt six avril (équinoxe du printemps) représente toujours le champ de forces, qui fut exprimé par le Bélier.
     À cette époque, le pôle nord et le pôle sud de la Terre seront toujours à égale distance du Soleil et l’état vibratoire qui s’exerce entre le Soleil et la Terre sera toujours le même. Cet état a été symbolisé par le Bélier.

     Nous ne devons pas confondre ce qu'on appelle le Zodiaque des signes et le Zodiaque des constellations, même si pendant l'ère du Bélier ils furent superposés. Le premier

rappelons- le, exprime la position relative entre la Terre et le Soleil, le second figure la bande d'étoiles qui entourent notre planète. C'est cette confusion dans les esprits qui a porté un des grands préjudices à l'astrologie. Après être un point de repère dans le ciel, il est une source de réflexion et de méditation sur les lois de l'univers que les Anciens ont établies, lois que la science actuelle pourrait redécouvrir.

 

Une explication rationnelle du Zodiaque ?

     Pourquoi avoir choisi le nombre douze pour diviser le Zodiaque ? Est-ce arbitraire ?

Daniel Verney, dans Fondement et Avenir de l’astrologie (Fayard, 1974,) accepte l'idée que

les signes du Zodiaque sont les modalités potentielles d'existence dans l’universel terrestre, mais remarque que cela « n’explique pas comment cette structure qualitative discontinue s’accommode d'un espace qui lui-même reste continue ».

       Qu'elle pourrait être la base scientifique sur laquelle repose le découpage zodiacal en douze segments ?
       Michel Auphan propose une hypothèse qui est retenue par Daniel Verney : la division duodénaire (par 12) résulterait de l'interaction de systèmes d’ondes d'axes différents… et qui correspondrait à des rapports de fréquence simple: 1, 2 et 3.

     L’écliptique est divisée en douze secteurs à partir de son intersection avec l'équateur

(Point vernal) et cela du fait de la présence d'un système d’ondes, disposé dans la terre à la façon des tranches d’une orange, et lié à la course du Soleil ainsi qu'à la rotation de la Terre sue elle-même ; chacun de ces douze secteurs est le siège d'un type de vibration de forme différente. Le calcul permet de mettre en évidence la spécificité et l'agencement spatial des signes et de retrouver les principales données de la tradition astrologique. » Si cette hypothèse se trouve vérifiée, il nous faudra reconsidérer notre présence au monde : le Zodiaque pourrait être un mode d’approche de notre fusion avec l’universel. Dans la fin de l'ésotérisme, Raymond Abellio estime que : « Cela rend indispensable le passage de l'astrologie du statut de science ou même d’art, à ce niveau « supérieur » ou l’on doit plutôt la considéré comme un support de sagesse. »

 

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