|
On doit
l'observation séculaire des planètes aux Chaldéens,
mais l'astrologie en tant que science mathématique nous
vient des Grecs. C'est grâce à la fusion des cultures
mésopotamienne et grecque que l'astrologie ou science
des astres est née. Quand
Alexandre le Grand, au IVe siècle avant. Jésus-Christ.,
revint de ses conquêtes, il ramena Bérose ( trois cent
trente avant Jésus-Christ) Un astrologue chaldéen qui,
de l’île de Cos, où il fonda une école
d'astrologie, répandit la science chaldéenne.
Les
conceptions de l'univers des Chaldéens et Grecs avaient
entre elles de grandes résonances. Celle des chaldéens
était plus primitive, celle des Grecs plus élaborée.
Pythagore,
Platon, Aristote, etc.. avaient édifié un
ordonnancement du monde :
l'univers est un, chaque partie qui le compose
est en analogie avec le tout. Ce qui veut dire que le
microcosme est à l'image du macrocosme « Ce qui est
haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas
est comme ce qui est en haut » ( Ils firent leur
doctrine «
hermétique » du dieu
Hermès Trismégiste, « trois fois plus grand » équivalent
de Thoth en Égypte.) Et l'homme, solidaire de l'univers
dont les parties sont interdépendantes, est donc
solidaire des planètes.
À
cet ordonnancement, les Grecs apportèrent une structure
mathématique et géométrique par la science des
nombres de Pythagore. L'univers trouvait ainsi son
expression dans ses harmonies, ses rythmes.
Bérose
n'arrivait pas non plus dans un pays vierge de
connaissances astronomiques. Les Grecs connaissaient les
mouvements du Soleil et de
la Lune
, l'emplacement des planètes et surtout ils avaient
aussi un Zodiaque, qui avait été définitivement établi
au temps d’
Hipparque ( IIe siècle avant. Jésus-Christ.)
Les
origines du Zodiaque sont mal connues. On en retrouve le
symbole à peu près identique –une roue divisée en
douze parties égales, auxquelles ont été attribués
des noms- en Égypte, en Judée, en Perse, en Inde, au
Tibet, en Chine, en Amérique du Nord et du Sud, dans
les pays scandinaves, dans les pays musulmans, etc.. |
|
Zodiaque vient du mot grec zôè qui veut dire « vie » et diakos
qui se traduit par «
roue ». La traduction du mot zodiaque serait donc :
Roue de la vie. Mais
l’étymologie de zôè contient zoôn, qui signifie
animal ; aussi le Zodiaque est-il appelé souvent Roue
des animaux. En effet sur les douze signes qui le
composent, huit représentent des animaux. Le sens
qu'ils contiennent nous
est encore cacher. Il reste « symboles » mais à part
entière.
En
étudiant leur hiéroglyphe et leur étymologie, les
sciences ontogénique (science des origines) et
mythologique nous renseignent sur leur signification
ancestrale : ils pourraient être la synthèse des lois
universelles que les Anciens avaient élaborées.
Leurs noms n'ont pas été
choisis au hasard, ils sont le fruit d'une lente élaboration
au cours des civilisations, depuis que l'on observe le
ciel et que l'homme essaye de comprendre sa place dans
le monde.
Pour
les Anciens, l'énergie est une, qui, passant par
diverses modifications, arrive à la multiplicité de la
matière (involution). Au plus bas de son cycle, elle
retourne vers des formes de plus en plus subtiles où la
multiplicité réintègre l'unique (évolution). Ainsi,
le zodiaque pourrait exprimer en son cercle les
principaux états vibratoires de l'univers, donc différents
états de la conscience, sous une forme allégorique.
Mais
l'homme, peu conscient des énergies qu'il capte ou
qu'il émet, est soumis à un destin souvent incompréhensible.
La mythologie nous conte les combats du héros contre
les démons qui le hantent ou qui l’assaillent. La
victoire du héros exprime l'ascension à un plus haut
degré de la conscience, voire à la conscience absolue
(les démons ne sont-ils pas des courants d’énergie
auxquelles nous devons faire face, des instances
physiques, dirons-nous aujourd'hui
?). Du fait que chaque signe est sous la maîtrise d'une
planète, donc d'un dieu que l'on retrouve dans la
mythologie, chaque signe exprime les étapes par
lesquelles la conscience doit passer pour se faire
totale.
L’un
des mythes les plus anciens et celui de Gilgamesh trois
mille ans avant notre ère d'origine chaldéenne. Alors
que l'on ne connaît encore aucun repère des
constellations zodiacales, les douze chants du poème de
Gilgamesh semblent déjà illustrer les douze étapes du
Zodiaque.
Au
temps de l’ère du taureau, Gilgamesh, fils d’une déesse
et d’un mortel, régnait en en despote en Uruk. Il
violentait femmes et jeunes filles et menait une vie de
débauche en son palais. Pour l’abattre, on lui envoie
Enkédou qui, dans sa description, s'apparente à la
symbolique du Bélier. Gilgamesh sort victorieux du
combat et les deux hommes se lient d’amitié (ce qui
symboliserait les deux frères jumeaux du signe des Gémeaux).
Ils se dirigent ensuite vers une forêt de cèdres ou
les deux héros tuent un être monstrueux, un démon
lunaire (démon de l’inconscient qui illustrait l’étape
symbolique du Cancer.
Après
cette victoire Gilgamesh devient le type d’un héros
solaire (signe du Lion). On le voit plus loin, au huitième
chant, en correspondance avec le huitième signe,
s'affronter avec des hommes scorpions, alors qu'il veut
pénétrer dans le monde des enfers.
L’épopée
de Gilgamesh est celle d'un homme en quête
d’immortalité dont la légende sera à l'origine de
plusieurs mythes et notamment des travaux d’ Hercule
(dans lesquels on peut aussi reconnaître les douze
signes du Zodiaque). Elle raconte les différentes
tentations, à l'instar de douze étapes du Soleil, par
lesquelles l’être doit passer pour se connaître
soi-même. Se
connaître soi-même, c'était pour l’homme antique,
entrer dans son labyrinthe intérieur et en
ressortir victorieux. La victoire sur soi
procurait cet état qui ne se communique pas, mais qui
se vit : la sagesse. |