 |
|
|
L'écriture
descendante
|
|
|
Autorisation de publication de : Madame
Brigitte. Lebourel
Gaillon 27000
|
|
Une
écriture est descendante lorsque les lignes descendent
en avançant.
|
|
Source
du trait |
|
Les
traits d’un visage fatigués tombent et une écriture
ne possède pas ou plus de force suffisante pour
emprunter une ligne dite droite, s’affaisse. Lors de
ces mouvements de chute, l'énergie et le courage ne
jouent plus leur rôle de contrepoids à la tendance
naturelle qui invite à descendre.
La fatigue pèse, les
soucis sont un fardeau et les problèmes font plier…
les effets de la pesanteur sont des circonstances atténuantes
aux mauvais
présages d’une écriture descendante, il semble que
les lignes dans leur chute obéissent à un principe
naturel de retour aux sources. Les lignes descendantes
sont en état de manque, c'est là leur problème.
|
|
Abattement,
lassitude, découragement |
|
Schopenhauer
affirme que le mal emporte sur le bien ;
sa philosophie pessimiste est toute d'amertume et l’écriture
descendante la fait
sienne en utilisant des voies inférieures, peut-être
pour y voir le mauvais côté
des choses.
Sans insister sur la
performance d’un état mélancolique ou de lassitude
qui pour certains est un état de vie,
l’abattement stigmatise une défectuosité. L'écriture
descendante dit qu'il y a des points faibles : le
corps et l'esprit communient dans l’affliction.
Des attitudes de réaction
peuvent d'être prises devant la tristesse et la
fatigue ; dans ce cas, les lignes feront attention à ne
pas succomber jusqu'au désespoir et la descente ne sera
pas aggravée par des sentiments d'impuissance de
culpabilité
La direction est pour la
ligne écrite ce que le mercure est pour un baromètre,
elle suit des hautes ou
des basses pressions, elle indique les
hausses ou les baisses d’énergie, de tonus et de
puissance. L'espace de la feuille est un champ
d’obstacles que les traits doivent franchir ; à
l'instant où un manque de forces physiques, morales ou
psychologiques empêche l’effort, les traits, dans
leur marche forcée en avant, n'ont d'autre solution que
de contourner les écueils. Les forces déjà amoindries
ne permettant pas de les franchir en hauteur, il
ne reste que le chemin demandant des efforts moindres,
celui d'en bas. Mais ce choix, mal accepté parce
que conscient, apporte de la tristesse, des remords et
du mécontentements.
|
|
Déclin |
|
La
ligne peut,
par manque de substance, s'arrêter. Les doigts tombent
parce qu'il s'assoupissent. La ligne qui s'écarte de la
direction donnée, avec une surimpression l'idée d'un
rejet ou d’un refus, décline et se penche vers sa
fin.
L'état de manque est
tel, et qu'importent les motifs : extrême fatigue,
maladie, usure physique, épuisement de tous ordres, que
les lignes succombent. Les lignes descendantes préparent
le point final.
|
|
Dépression |
|
Une
baisse de l'énergie provoque de la lassitude ainsi
qu'un sentiment d'impuissance teinté de mélancolie ;
l’asthénie et
la prostration suivent. Les lignes descendantes ne
peuvent que supporter ces états dépressifs. Les creux
que font les lignes dans leur descente aux
enfers illustrent les états mentaux déficient.
|
|
Paresse,
lâcheté, oisiveté |
|
Une
écriture qui regarde ses pieds par pure complaisance
est malhonnête et avec elle-même et avec autrui. Elle
n'est pas pardonnable comme peut l’être l’écriture
fatiguée.
Le refuge
dans les bas quartiers de la feuille est motivé
par de la mollesse est un manque de volonté ; il est
moins fatigant de descendre que de monter. Le
laisser-aller, compte-tenu de la pesanteur, a toujours
tendance à s'asseoir et à s’affaisser.
Lorsque le désœuvrement,
le manque d'intérêt, l'ennui chronique, abîment la
direction volontaire de la ligne, elle est attirée par
un sentiment de vide : La ligne descend alors en
contrebas, invitée par des profondeurs que
l'inconscient suggère. Et la ligne obéit au symbolisme
spatial des bas fonds, là où se trouvent les
valeurs inférieures, les morceaux, le trivial et le
vulgaire.
|
|
Portrait
de descendant |
|
Descendant
est fatigué. Il ne possède plus suffisamment d'énergie
et de force pour remonter la pente. Il ne
sait pas maintenir ses efforts, ne peut terminer ses
travaux et se sent vide.
Il est triste, mélancolique,
épuisé, inquiet. Il est en deuil avec lui-même.
|
|
Les
marges
|
|
.La
marge gauche est inexistence : il en
résulte de l'inquiétude, la suspicion, de l'avarice
- La
marge droite est large : réserve, impressionnabilité, sensibilité excessive, timidité.
- Marge
supérieure large : modération, discrétion,
indépendance, rigueur
|
|
La
signature |
- La
signature est descendante : la fatigue, mélancolie,
dépression, entêtement, laissez- aller.
La signature est à gauche : misanthropie,
découragement, lassitude,angoisse
|
|
Comparaison
du texte et de la signature |
·
La
signature est plus petite que le texte :
sentiment d'infériorité, inhibition.
- La
signature est barrée :
dissimulation.
- Le
paragraphe est en lasso : affirmation de
soi, habileté.
- Le
nom et le prénom sont séparés :
désir
d'indépendance.
|
|