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L'écriture renversée

Autorisation de publication de : Madame Brigitte Belfond

                                               Marmande  Lot et Garonne 47000

 

Renversée

  Une écriture est renversée lorsque les traits sont inclinés vers la gauche

 

Source du trait

Le choix du trait de s'incliner vers la gauche est davantage une recherche de refuge, un désir de retrouver les rêves d'antan, qu'un acte d'opposition et d'agression, comme peuvent être les traits à rebours.

Tout est dans le passé et le jadis ; le trait incliné à gauche vit le présent dans sa mythologie qui le protège et l’émerveille. Se maintenir dans le passé lui donne l’excuse d'éviter le futur qu’il craint, soit par méconnaissance, soit par incertitude ou encore par jouissance passive ; le passé propose en effet son bien-être, fait d’égoïsme et de résignation, de ressassement et de tranquillité.

L'inclinaison à gauche est souvent provisoire. L'écriture a ainsi sa période rose qui, au fil des ans et des expériences, se mutera en période de créations personnelles. Il  faut accorder au trait incliné à gauche les excuses que l'on peut donner à toute adolescence et à tout noviciat. Ils ont des faiblesses plus que des défauts. Le danger est dans la continuation et la longévité d'une période nécessaire certes, mais qui ne doit pas être de transition.

 

Pudeur, délicatesse, pureté, chasteté, sagesse, modestie, puérilité.

Le trait incliné à gauche n ‘avance pas. Ç’est là un défaut dû à un manque de maturité ce péché de jeunesse disparaîtra avec l’âge. Tout en possédant peut-être en puissance des qualités que l'on définira comme progressives quelques années plus tard, le trait incliné à gauche n'a pas acquis sa maturité et vit des sentiments qui sont ceux de l'enfance, la pudeur, l'innocence…

Il y a dans ces attitudes un sentiment d'infériorité, ce qui est compréhensible, ce le sera moins de conserver ces attitudes et ces comportements de chasteté et de pudicité extrêmes, alors qu'ils ne seront plus de mise à une époque d'âge dit adulte. Inversement, trop de progressivité dans les traits d'enfants dénoncerait une maturité peut-être dangereuse, même si elle est qualifiée de géniale.

Le trait, dans sa retraite à gauche symboliquement loin des odyssées de la vie active et inconnue de la droite, vit en circuit fermé. Il est égoïste non par volonté de l’être, mais par statut ; le stade de l'enfance, qui se franchit dans la progression de l'existence, est celui des découvertes craintives, des éveils inquiets et des pulsions inconnues.

Ce trait, dans sa recherche d'assurance, ne veut que rester et  non retourner, puisqu'il y est  encore dans cette ambiance feutrée, maternelle, contemplative et égocentrique… là où il sera protégé, où il pourra cacher  les hontes de sa sensibilité  et de ses sentiment naissants, dont il prend peut être conscience avec une certaine inquiétude.

Le trait incliné à gauche est avant tout pudique ; la prise de conscience des choses de la vie ne se fait pas sans une certaine crainte ; le trait reste secret et mystérieux comme la vie à découvrir. Le trait manque de chaleur dans cette situation où les liaisons sont repoussées ; les sentiments d'amour, d'amitié, de tendresse sont les  plus bouleversants dans leur découverte, donc les plus inquiétants à avouer, et le trait ne le peut pas encore. De plus il obéit encore aux principes moraux, aux bonnes manières et aux bons conseils qui commandent que les états d’âmes et de cœur soient  peu exprimer ; la répression de la spontanéité fait partie de l'éducation ; il existe une conscience morale qui conseille de nier ses sentiments lorsqu'ils ne sont pas conformes à une éthique de bonne éducation.

 

Crainte, peur, angoisse, souffrance

Le trait incliné vers la gauche peut souffrir dans sa position d'incertitude ; sa moralité n'est plus en cause mais son moral. Des entraves à découvrir peuvent empêcher le trait de partir vers sa destination future : la fatigue,  des problèmes de santé,  une éducation étouffante… Les impressions d'être inférieur à…, d'être moins intelligent que…, d’être plus laid que…, peuvent être à la base de telles peurs. Et la fuite en arrière est le seul refuge.

Le geste vers la gauche est le début d’un recroquevillement ; le trait tente de se protéger lui-même et de retrouver une forme fœtale, il cherche à se réconforter dans une coquille protectrice là où ces inquiétudes et ses angoisses seront cachées.

 

Quête de l’impossible, impossibilité d'être

Il n'y a rien d'autre dans cette zone gauche, que certains traits affectionnent, que le vieilli. Lorsque ce passé est connu, les sentiments vivent de souvenirs, d’antiquités et de suranné, mais lorsque ce passé est la suggestion d'un paradis à découvrir, la quête est impossible. Le trait incliné vers la gauche ne rencontre que des motifs d'obsession en basculant dans les labyrinthes sans issue.

Des conflits avec soi-même sont à craindre lorsque deux ou plusieurs tendances se contrarient et s’opposent, ne trouvant aucune solution à leurs interrogations. Le trait résiste alors à toute mutation et s’ancre dans les inhibitions, des complexes et des refoulements

 

Méfiance, froideur, dissimulation.

            Lorsque le trait reste délibérément à gauche, les difficultés d'être qui sont celles de tout être en mutation et en progression, se transforment en malaises. La réserve excusable  devient de la méfiance et la timidité devient de la dissimulation. Les sentiments de honte, compréhensibles chez un être délicat et sensible découvrant les exigences de ces impulsions, se mêlent à d'autres sentiments en opposition qui se nouent en angoisses.

Des difficultés naissent alors des impossibilités, souvent reconnues, de sortir des impasses et des indécisions, de quitter un état d'immobilisme. L'agressivité s'installe comme moyen d'autodéfense. Lorsque l'ambiance est ainsi défectueuse, le manque de sincérité est flagrant. Les traits ne sont plus faits vers la gauche, mais en arrière, et l'on retrouve les dangers de l'écriture régressive : dédain, aversion, refoulement, inadaptation.

 

Agressivité, méchanceté, aigreur, sournoiserie

           Le trait incliné à gauche, emprisonné dans ces énigmes, en continuelles oscillations entre la volonté et les possibilités et gelé dans des chicanes impossibles, ne peut que se débattre et tenter d'exister par force ; d'où l'usage de toutes les armes que le dépit, le mécontentement et la tristesse proposent. Les armes sont à gauche, camouflées, venimeuses parce que déguisées, froidement affûtées par des hantises, des aigreurs et des rancunes qui n'en finissent pas.
 

Portrait de renversée

       Renversée semble souffrante d'exister. Elle est secrète, silencieuse, peu souriante. Personne n'a jamais reçu ses confidences ; ses états de cœur, ses sentiments et ses émotions semblent enfouis ; d'ailleurs existent-t-ils ? Non qu'elle soit indifférente à se qui se passe autour d'elle ; elle a des accès de générosité et de dévouement ; mais ceux-ci ne  durent pas et sont, après coup, abîmés par des remarques et des commentaires aigres-doux.

    Elle vit sans initiative personnelle, obéissant à des contraintes, manquant de la volonté de leur échapper. Elle semble avoir vécu nombre de désillusions sentimentales et de rejets affectifs qu'il l’ont amenée à s'enfermer dans un monde de refus dédaigneux, de rebellions et d'opposition.

    Son comportement est difficile à comprendre ; on voudrait l’aimer et lui apporter une chaleur et une tendresse qui semblent lui manquer, mais ses attitudes méfiantes, ses soupçons et ses sournoiseries refroidissent les élans spontanés que l'on pourrait avoir.

    Elle ne parle pas de son passé, mais c'est apparemment lui le responsable de son comportement présent. On sait quelle obéit par devoir, par éducation et par difficulté à s'opposer à des règles et des réflexes de bonnes manières. Elle a conserver de cette époque une rigidité d'attitudes, un manque de tolérance et surtout une difficulté d'exprimer librement ses sentiments. On la plaint plus qu'on ne l'aime ; on la craint plus qu'on ne l'a recherche.

 

Les marges

 Marge gauche large : spontanéité, générosité, prodigalité, élan.

   Marge droite inexistante : vitalité, précipitation, exubérance, expansivité.
 

La signature

Position, direction et inclinaison de la signature

   Signature à droite : activité, confiance, optimiste.

Signature barrée : dissimulation.

Signature ascendante : ardeur, enthousiasme, ambition, entrain, affirmation de la personnalité.

Signature suivit d'un point : prudence, suspicion.

 

Observation du nom et du prénom

Prénom plus petit que le nom : sentiment d'infériorité, effacement
 

Comparaison du texte et de la signature

Signature semblable au texte : personnalité authentique, égalité d’humeur.
 
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