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Autres
departements |
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Chamblay |
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Un
cheval qui ne ramène pas ses cavaliers.
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Le cheval Gauvais y passait,
de nuit, et l'on pouvait entendre le bruit
caractéristique de son pas ou de son trot. On assurait
parfois qu’il n’avait que trois pattes, ou qu'il
ressemblait à un bouc. Personne ne l’avait vu, sauf
une femme qui lui trouva toute l'apparence d'un cheval
ordinaire. Sans méfiance, elle monta sur son dos, mais
le coursier fantastique sauta dans la Loue et disparut.
La pauvre femme de se remit ni de son bain dans l’eau
glacée, ni de sa frayeur, et mourut, dit la
légende, quelques jours plus tard.
Certains disaient que le
cheval Gauvais voyageait sans harnachement ni licol,
d'autres qu'il était monté par un cavalier invisible.
Un habitant de Chamblay voulut
le voir de plus près. Il se plaça sur son chemin.
Lorsqu'il jugea, au bruit des fers, que le cheval était
proche, il s’avança. Il ne vit rien, mais reçut une
volée de coups de cravache qui, selon la tradition, le
guérit de sa curiosité. |
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Un
homme est devenu loup. |
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Le classique loup-garou s'appelait ici loup- voirou. On
raconte encore qu'un étranger vint s'installer dans le
pays, il y a bien longtemps, y prit femme et mena une
vie tranquille pendant un an. Après quoi, chargé d’aller
sarcler des raves pour la corvée, il laissa par
quelques magie sa houe travailler toute seule et, se
retirant dans un taillis, se transforma en loup et s'en
alla battre la campagne.
Il fut blessé à deux reprises et s’en fut, redevenu
homme, se faire soigner par sa femme qui n’y vit que
du feu. Quelque temps après, un bûcheron, attaqué par
un loup, trancha net, d'un coup de hache, une patte du
fauve. Lorsqu'il la ramassa, c'était une main humaine.
La femme de l'étranger reconnut la main de son mari,
qu'elle ne revit jamais. |
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Le
sabbat interdit. |
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On raconte aussi, à Chamblay, que les sorciers et les
sorcières se donnaient rendez-vous à la côte de la
Routière pour mener le sabbat. Les gens du village y
assistaient de loin sans oser y approcher. On assurait
que le diable présidait à ces réunions, perché sur
un acacia. Ceux qui avaient tenté de s'approcher
n'allaient pas plus loin que le champ Bourrier, car ils
étaient là gratifiés de coliques abominables.
Il rentrait chez eux, et seule la sorcière de Gervans,
qui n'allait jamais au sabbat parce qu'elle était
brouillée avec les autres sorcières, avait le pouvoir
de les guérir. |
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