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L'
Origine des Noms de Famille
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| Le
nom de famille : un petit mot dont on ignore souvent
le sens, un petit mot, pourtant, qui pour chacun
dentre nous est des plus important. Avec
lui, on est tout de suite au cur de l'intimité,
au centre de l'identité. Pour chacun, il
représente un héritage, une continuité,
une pérennité.
Il cristallise les valeurs familiales, la
réussite personnelle, les relations,
il fait partie intégrante de la personnalité.
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Le
processus de formation des noms de famille.
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Pour bien le comprendre, il faut remonter au Moyen Age,
exactement aux environs de XII e siècle.
Les lieux, les montagnes, les rivières, depuis
toute ancienneté, ont déjà reçu
des dominations d'après leur position, leur relief,
leur végétation ou leur environnement.
Les hommes entre eux, ont très vite du procéder
de la même façon. À cette époque
tous sont désignés par un nom, un nom
unique, donné par la famille comme elle donne
aujourd'hui un prénom à l'enfant qui vient
de naître. Il sappellent Guillaume, Raoul,
Clobert, Richard, Guérin, Jean
Cest
tout.
A partir du XI éme siècle et pour plusieurs
raisons (climat favorable, paix extérieure, recule
temporaire des épidémies et de la disette
) on assiste à ce que nous appellerions aujourdhui
à un énorme boom démographique,
phénomène qui atteint son maximum aux
environs de lan 1200. Au milieu du XIIIe siècle,
la France comptera selon certaines estimations, environ
10 millions dhabitants, chiffre énorme
qui sera très long a dépassé.
Les conséquences de ce renouveau démographique
sont énormes, et cela à tous les plans
: économique, social, politique
Lune
delles, capitale pour nous, est de provoquer une
grande confusion, au sein de chaque village, entre les
différents Guillaume, Raoul ou Jacques qui y
vivent. Dès lors, le réflexe ne tarde
guère : chacun reçoit un surnom qui va
sajouter à son nom. Dans un second temps,
ce surnom individuel va se transmettre héréditairement
avec ou sans aménagement aux descendants de celui
quil la reçu. Lusage des deux
noms se généralise. Ce sont notre prénom
et notre nom de famille ou patronyme (nom des pères
)
Pour en comprendre le sens et la valeur, il faut connaître
le processus originel de dénomination avec ses
différents types de dénomination de dénomination
avec ses différents types de surnoms, de connaître
le contexte général de lépoque
à laquelle ils ont été forgés,
connaître enfin le sort de ces surnoms depuis
lépoque de leur formation dont quelque
quelques vingt cinq générations soient
huit siècles nous séparent. Alors seulement,
fort de létude de nombreux exemples qui
révélerons mille et un aspects de la vie
quotidienne de ces époques lointaines, on pourra
se risquer à rechercher soi-même lorigine
dun nom de famille.
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Les
différentes catégories de noms
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Résoudre les homonymies nées de la démographie,
cest donc, dans un premier temps, préciser
les noms uniques par des surnoms. Cela signifient que,
dune part, ces surnoms sont individuels et non familiaux
( ce nest que dans un second temps quils simposerons
et se transmettront à la descendance )
Dautre part, il faut bien penser que jamais ses
noms ne sont revendiqués ni choisis par lintéressé.
Au contraire ils lui sont donnés par des tiers,
et donc beaucoup plus généralement teintés
de moquerie et dironie que de louanges. De formation
spontanée, ils naissent du langage parlé,
dans la langue de lépoque, emprunts des
mentalités, des habitudes des données
sociales et économique du décor de la
France dalors, essentiellement rurale et villageoise.
Ces noms, évidemment subissent à tout
niveau des influences régionales tant dans leur
formation que dans leur forme. Chaque région
connaît des types plus fréquents selon
son habitat, ses murs ou les types physique de
ces habitants. Cependant, de façon générale,
on retrouve toujours trois sources principales de dénomination
: les surnoms de familiaux, les sobriquets et les noms
de lieux, doù plusieurs catégories
de noms de famille, aux frontières parfois bien
incertaine.
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Les
surnoms formés sur des noms de baptême
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Le principe est simple. Dans ce cas, le nom que porte
un individu ne rencontre pas dhomonymie au village,
ou bien la personnalité, la notoriété
et la popularité de son porteur voir aussi son
autorité suffise à limposer. Son nom
unique n'appelle pas de surnom. Pour tous, il reste alors
Bernard, Pierre ou Jacquot
Le
processus est clair. Ce qu'il lest moins, bien
souvent, c'est l'appartenance à cette catégorie
de certains noms. Le problème est, en effet,
que les noms de baptême en usage au XIe siècle
où XII e siècle sont souvent bien différents
des noms. L'éventail de choix est, à cette
époque, extrêmement large, entre les noms
germaniques, les noms chrétiens et latins et
de très nombreux diminutif et hypocoristiques.
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Les
noms d'origine germanique
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Avoir un nom d'origine germanique ne veut absolument pas
dire avoir des origines germaniques. Les actuels porteurs
du nom de famille Guillaume ont eu un ancêtre dont
c'était le nom de baptême. Ce nom de baptême,
d'origine germanique dans son étymologie, ne confère
donc pas davantage de sang germanique que le prénom
Johnny ne confrère de sang anglais ou américain
au bébé français qui le reçoit
aujourd'hui.
Ses
noms germaniques avaient été introduits
en Gaule. A l'époque des grandes invasions. Les
envahisseurs, essentiellement wisigoths francs, burgondes
puis normand, était toujours restés minoritaires.
Même vainqueurs, ils s'étaient souvent
contentés d'occuper des sols et des postes clés.
Pourtant, curieusement, les noms qu'ils avaient apportés
s'était généralisés. Peut-être
par mode, à moins que ce ne fût par obligation.
L'explication na pu être fournie. Au plan
de la langue, le vieux français est beaucoup
plus proche du latin et du gallo-romain que des parlers
germanique et francs. Au plan de nomination, ce semble
avoir été inverse.
Le
succès de ses noms de baptême germanique
peut au départ avoir tenu à leur principe.
Presque toujours composés de deux syllabes accolées,
ils sont toujours remplis de valeurs positives et symboliques.
Ainsi, Gérard vient de Ger-Hardt par gary = la
lance et hard= dur, et tous peuvent ainsi se décomposer
avec des histoires de loup, de chant, de casques, de
foyers, de coq, de brillance, de force,
dans
le meilleur style des mythologies saxonnes scandinaves,
comme Siegfred par exemple se décompose en victoire
et en paix..
En
effet, il faut se rendre compte que ses noms se sont
généralisés au Ve siècle,
soit sept à huit siècles avant la formation
de noms de famille. C'est-à-dire que nos ancêtres
d'alors, lorsqu'ils se sont surnommés, n'avait
aucune conscience de la signification de ses noms. Ils
n'en avaient pas plus que les parents prénommant
aujourd'hui leur fils Benoît non conscience qu'à
l'origine, le mot signifiait béni. Pas plus que
vous ne songez, en volant à bord dune Caravelle,
que le mot vient du bateau utilisé par Christophe
Colomb, lui-même forgé sur gabarre, d'après
le grec byzantin karabos = bateau, lui-même venu
du grec karabos = langouste. L'éventail des noms
de baptême médiévaux comprenait
des noms germaniques, tout comme il comprenait des de
noms latin. Votre ancêtre prénommé
Claude n'a rien de latin ou de romain même si
le nom vient du prénom latin Claudius, signifiant,
à l'origine boiteux racine que l'on trouve dans
claudication.
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