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D'où
vient cette science des nombres qui réapparaît
en force ?
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La numérologie, c'est-à-dire la science des
nombres est d’origine très ancienne. Les premières
traces de son utilisation remontent à onze mille ans,
mais les experts affirment qu'elle existait déjà
trente mille ans avant notre ère. Ce dont on est
certain, c'est que le berceau de la numérologie est
l’Egypte ancienne. |
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Moïse
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Moïse s'initie à
cette science auprès des prêtres égyptiens chargés
de son éducation. Avant de conduire son peuple vers la
Terre promise, il transmettra son savoir aux Hébreux.
De là sera élaborée la Kabbale. La science des
nombres gagnera ensuite les Chaldéens et les Phéniciens. On la retrouve aussi dans des
pays asiatiques tels que l'Inde et la Chine.
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Pythagore
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C’est
avec Pythagore, au Ve siècle avant. Jésus.-Christ,
qu'elle se prête à une première synthèse moderne.
C'est lors du long séjour de vingt ans qu'il fit en Égypte
qu'il étudia la science des nombres. Son maître était
Hermès, le grand prête qui représentait la plus haute
autorité égyptienne en la matière. De retour en Grèce,
Pythagore la transmit à ses disciples dans tout
le bassin méditerranéen. Plusieurs d'entre eux, dont
Platon, prirent le relais de cet enseignement.
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L'église
chrétienne
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Les
pères de l'église chrétienne pratiquaient tous la
symbolique des nombres. C'est ainsi qu'ils perçaient
les mystères des textes sacrés afin d’en donner une
interprétation.
Au cours du IVe siècle
de notre ère, Saint-Augustin a, pour sa part,
grandement contribué à l'enseignement des hommes en élaborant
l'une des plus importantes versions du Nouveau
Testament, aidé de ses connaissances en numérologie.
Il affirmait que sans elle la signification de certains
passages ne lui aurait pas été dévoilée
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Le
privilège des érudits
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L’œuvre
de Saint-Augustin souleva entre jansénistes et jésuites
une querelle qui préoccupa beaucoup les esprits au
XVIIe siècle. Les jansénistes défendaient le libre
arbitre de l'homme tout en lui accordant une faible
marge de manœuvre. Les jésuites entendaient accorder
davantage d'importance à la liberté humaine.
Blaise
Pascal, qui avait une grande connaissance des nombres,
apporte son soutien aux jansénistes en publiant
Les Provinciales en mille six cent
cinquante sept.
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De
Descartes à Einstein
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À
la même époque, Descartes s’intéressait aussi à la
science des nombres. On en retrouve d'ailleurs des
traces évidentes dans son essai Géométrique,
auquel le Discours de la méthode tient lieu de
préface.
Depuis cette époque, la
science des nombres reste l'apanage des savants et des
érudits, parmi lesquels on compte Diderot Jacques le
Fataliste, Balzac Flaubert. Sans omettre Einstein,
qui fait une brillante démonstration de l'influence des
nombres par la physique avec la théorie de la relativité :
Il est bon de rappeler à notre mémoire que dans la mécanique
classique, tout événement est localisé par quatre
nombres, c'est-à-dire par trois coordonnées d'espace
et une coordonnée de temps.
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Le
XXe siècle
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Nous voilà où XXe siècle, et un grand
nombre d'experts américains se plongent dans la
symbolique pythagoricienne afin d'en établir une
adaptation moderne. Parmi eux figure Florence Campbell.
La première tentative de vulgarisation de la numérologie
en France date de mille neuf cent soixante quinze, avec
la traduction de l'ouvrage de référence américain The
Numbers of Life par Kevin Quinn Avery.
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La
numérologie aujourd'hui
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Le
nombre des numérologues est encore aujourd'hui très
modeste. Rares sont en effet ceux qui maîtrisent cet
art complexe et riche d'un enseignement qu’il n'est
pas donné à tout un chacun de comprendre.
Cependant, un accueil
enthousiaste lui est réservé, et il rentre dans nos
pratiques contemporaines de divination au quotidien,
tout comme l'astrologie.
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Le
zéro
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- Le
zéro est infini : Il
n’a ni début ni fin. Il peut être
accompagné mais ne permet aucune pénétration.
Toute vie provient du zéro et retourne au zéro.
Le
zéro est amour, compréhension, miséricorde,
compassion, savoir, sagesse.
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