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Wallis Simpson aimait tant ses luxueuses breloques
qu'elle écrivit dans ses mémoires « Quand
j'oublie de mettre des bijoux, les membres de ma
famille appellent le médecin parce qu'ils savent
que je vais tomber malade.» Chaque bijou de l’écrin
de la duchesse relate un épisode de son idylle
avec celui qui, par amour, renoncera au trône
d’Angleterre. En mille neuf cent trente six,
bien que Wallis soit encore mariée à son second
époux, Ernest Simpson, le roi Édouard VIII
l’honore secrètement d'une parure de rubis pour
son quarantième anniversaires. Et à ceux qui s'étonnaient
de la voir porté pareils joyaux, elle répondait
: « Oh, ce n'est rien, juste du toc ! »
Le
vingt sept octobre mille neuf cent trente six, son
divorce enfin prononcé, la belle reçoit de son
royal amant une bague de fiançailles sertie d'une
sublime émeraude colombienne de dix neuf,
soixante dix sept carats.
Dans l'anneau de platine, on peut lire :
«
Désormais nous nous appartenons. » Mais le
scandale les contraint à s'éloigner l'un de
l’autre.
L'amoureux
atténue la douleur de l'absence de en lui
envoyant de somptueuses parures. Quand, enfin, il
décide d’abdiquer pour épouser sa belle Américaine,
le trois juin mille neuf cent trente sept, il lui
offre, non sans humour,
« le bracelet de la jarretière », un
cadeau idéal pour des noces tant désirées ! Pavé
de diamants « baguette », le fermoir central en
forme de nœud est serti de saphirs taille «
coussin ».
Wallis
ne sera jamais reine, mais le duc s’était juré
de la parer comme telle. Elle portera ainsi en
pendentifs, sur un collier serti de diamants, la
fabuleuse émeraude du roi d'Espagne, Alfonse XIII
(quelque quarante huit, quatre vingt quinze
carats).
Enfin,
onze bijoux animaliers, créés par Cartier entre
mille neuf cent quarante et mille neuf cent
soixante six, apparaissent comme les pièces les
plus étonnantes de ce trésor. La plus ancienne
est une broche flamant rose, serti de rubis,
saphirs, émeraudes et diamants. Les dix autres
sont des panthères et des tigres en saphirs,
diamants ou onyx. L’une des panthères montée
en broche est assise sur une boule de saphir de
cent cinquante deux carats !
À
la mort de la duchesse, en mille neuf cent quatre
vingt cinq, son testament révèle que pour
remercier la France qui l’a accueillit quarante
ans, elle lègue tous ses biens à l'institut
Pasteur et soutient ainsi la lutte contre le
cancer et le sida. Le deux avril mille neuf cent
quatre vingt sept, ses joyaux rapportent quarante
quatre millions d'euros à la fondation.
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