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Un
petit garçon belge, Robert, déclare à l’âge de six
ans, en regardant le portrait de son oncle Albert, que
c'est son propre portrait. Sa grand-mère avait eu deux
fils : Albert, tué au cours de la guerre de mille
neuf cent quatorze, et son père.
Mais
la grand-mère, qui avait ouvertement manifesté sa préférence
pour Albert, montrait aussi que parmi ses
petits-enfants, elle préférait le jeune Robert.
Pourquoi ? Parce que ce dernier avait, aux dires de la
grand-mère, les mêmes manières, les mêmes goûts,
les mêmes petites manies que son oncle Albert. Et
notamment dans les mouvements affectueux, dans les
gestes de tendresse qu'il avait pour sa grand-mère.
Avec elle, il était gentil et câlin alors qu'il était
odieux avec ses propres parents.
L’oncle Albert était un excellent nageur. Or, un
jour où, à la piscine, on
voulait filmer avec une caméra les exploits
nautiques du jeune Robert, il s'écria : « Non !
Non ! C’est ainsi que j’ai été tué la dernière
fois. » La manivelle de la caméra cliquetait comme une
mitraillette or, c'était une mitraillette qui avait tué
Albert défendant une position belge contre l’armée
allemande. |
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Le
comportement de l'enfant, dans la mesure où il est
identique à celui de la personne décédée, est évidemment
intéressant à étudier.
On
peut cependant penser, dans un cas comme celui qui vient
d’être relaté, que les éléments affectifs sont prédominants
et qu’ici la grand-mère invente tout par besoin
affectif de retrouver le fils fauché précocement par
la guerre. Il apparaît alors, que ce qui est reconnu
comme des habitudes de comportements ayant appartenu à
la personne décédée est repris par le sujet réincarné,
doit être étudié avec une grande rigueur objective.
Encore plus peut-être que dans les autres cas car ici
le subjectif peut régner en maître. |