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La réincarnation

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Malformations congénitales ou marques de naissance

Miss Mills est Anglaise. Elle à quarante ans et rencontre un jour par hasard (sa voiture étant tombée en panne) le Docteur Arthur Guirdham qui s'intéresse depuis plusieurs années à la réincarnation (à vrai dire, il est lui-même convaincu d’être un cathare réincarné). Il était à l'époque médecin-chef du service de psychiatrie de l'hôpital de Bach, en Angleterre. Miss Mills lui confie qu'elle est embarrassée par deux mots qui obsèdent son esprit : « Raymond » et « Albigeois ».

Le Docteur Guirdham  lui explique que Raymond était le prénom adopté par les comtes de Toulouse et que Albigeois désigne une secte d’hérétiques qui vivaient dans le Sud-Ouest de la France au XIIIe, Miss Mills avoue alors en confidence que, depuis l'âge de cinq ans, âge où elle eut une diphtérie, elle est hantée par un cauchemar : on la traînait jusqu'à un immense tas de bois, on la frappait dans le dos avec une torche enflammée tenue par un moine. Les détails de ce rêve étaient toujours les mêmes.

Miss Mills montra alors au Docteur Guirdham  une cicatrice qu'elle avait dans le dos depuis sa naissance. Le Docteur la décrit ainsi. « La cicatrice qui suivait la ligne d'impact de la torche, était unique en son genre : c'était une succession de boursouflures de la peau semblables à celles occasionnées par des brûlures graves. Ces cloques, qu’on aurait dit provoquées par une brûlure récente, contenaient un liquide dû à l'inflammation et qui subsistait depuis plus de quarante ans. Les boursouflures étaient naturellement compactes et dures. »

Du jour où Miss Mills montra sa cicatrice au Docteur Guirdham, son cauchemar prit fin. A l’aide de multiples preuves, il parvint à la conclusion que Miss Mills était la réincarnation d’Esclarmonde, fille de Raymond de Perella, châtelain de Monségur, brûlée comme hérétique le seize mars mille deux cent quarante quatre.

 

Le commentaire

 

Il ne s’agit pas de grains de beauté, de taches ou autres qui apparaissent à la naissance mais bien des marques physiques qui non héréditairement pas de raison d’exciter. Les parents sont les premiers surpris et ne s’expliquent pas la présence de telle ou telle cicatrice ou déformation.

Pour que ces marques constituent un élément de preuve en faveur de la réincarnation il ne faut pas se contenter de les constater. Il faut les palper, ausculter, mesurer, photographier et, surtout, retrouver la cause passée qui pourrait justifier la réincarnation.

Ainsi le docteur Stevenson a étudié le cas d’un Indien Tlingit d’Alaska, le missionnaire Charles Porter, qui présentait sur le flanc droit une surface pigmentée qui était grosse comme un diamant et qui évoquait un coup de lance. Porter racontait qu’il aurait reçu ce coup lors d’une bataille de clans ( historiquement plausible mais non vérifiable) et qu’il en serait mort cinquante ans plus tôt. Il pouvait nommer l’homme qui l’avait tué, situer l’endroit du drame et indiquer comment il s’appelait dans sa vie précédente.

Quand les informations fournies par le sujet sont suffisamment précises, quand on peut retrouver dans les hôpitaux des rapports ou des procès-verbaux d'autopsie, des preuves écrites de la localisation et de la description de ces « stigmates », on est particulièrement chanceux.

 Il est admis que de telles marques peuvent sauter plusieurs générations puisque l’intervalle entre deux incarnations est souvent assez long. Dans un grand nombre de cas, on est obligé de constater un ensemble d'éléments dont la concordance est troublante : les faits rapportés sont indiscutables et authentiques, les témoins dignes de foi.

 Les marques sont aisément observables sur le réincarner et ont pu être également constatées sur la précédente réincarnation par les témoins qui, sont encore vivants, peuvent en attester avec d'autant plus de crédibilité ; il n'y a aucune relation héréditaire possible entre les deux sujets (cas de Miss Mills, par exemple) ; la part de hasard n'est pas suffisante pour expliquer qu'une marque caractéristique apparaisse à l'endroit exact où le défunt a été blessé ou reçu la blessure ayant entraîné la mort.

Il est rare que deux organismes physiques présentent chacun des marques identiques  la première, accidentelle, ne pouvant de toute manière être transmissible.

            En revanche, on peut également faire remarquer qu'une histoire de vie antérieure peut être inventée à propos de marques de naissance considérées comme honteuses.

Certaines de ces marques sont voulues par les familles. En Thaïlande, par exemple, la pratique est courante de marquer le corps du défunt d’un trou ou d'une trace afin de l’identifier à son retour dans le corps d'un nouveau-né. Ces marques existant avant la naissance et donc pendant la gestation, le fœtus a pu être « marqué » par une phobie ou une impression de la mère enceinte.

Cependant, quand il n’y a de lien d'aucune sorte entre le défunt antécédent et le sujet qui se dit réincarné, il devient plus difficile d’expliquer ces cicatrices. Ne sont-elles pas des témoins inscrits dans la chair et dont la parole est bien troublante ?…

Il est évident que beaucoup de ces phénomènes deviennent compréhensibles si l'on adopte la théorie de la réincarnation et que l'on pense que la personnalité décédée continue d'influencer un vivant.

L'hypothèse qu'il puisse exister une « empreinte parapsychique » sur l'organisme avant la naissance résoudrait bien de ces cas mystérieux.

 
 
 
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