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Le
petit Eduardo, quatre ans, vit à La Havane et parle à
ses parents d'une autre maison et d'autres parents qu'il
aurait eus dans une vie antérieure. Sont père précédent
s'appelait Pedro Seco et sa mère, qui avait, disait-il,
le teint clair et les cheveux noirs, Amparo. Il se
souvenait du numéro de la rue ou la maison était située
(69, rue Campanario), que son petit frère
s'appelait Juan et sa petite sœur Mercedes. La dernière
fois qu'il sortit de cette maison, le vingt huit février
mille neuf cent trois, sa mère s'était mise à crier.
Il avait à cette époque treize ans et ne s'appelait
pas Eduardo comme aujourd'hui mais Pancho. Il laissait
toujours sa bicyclette dans la pièce du bas, il faisait
ses courses à la pharmacie américaine parce qu'elle était
moins chère qu'ailleurs.
Les
parents étaient certains que ni leur fils ni eux ne
connaissaient cette maison. Ils voulurent le vérifier
et se rendirent à l'adresse précisée. Arrivé dans la
rue, le garçon reconnu tout de suite la maison, mais
non les propriétaires.
Des
recherches prouvèrent que la maison n'appartenait plus
à Pedro Seco mais que peu après février mille neuf
cent trois, elle était en effet devenue la propriété
d'un Antonio Seco dont l’épouse s'appelait Amparo et
les enfants, Juan, Mercedes et Pencho. Le petit Pencho
était mort en février mille neuf cent trois. La
pharmacie évoquée était à l'angle de la rue. |
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Ce
cas a été un des tous premier étudiés par le docteur
Stevenson (qui n’en parle pas dans Vingt cas
mais dans un autre essai : Eléments de preuves
de la survivance tirés de souvenirs attribués à des
existences antérieures).
Sur
huit déclarations faites par l'enfant, sept se sont révélées
exactes, seul le prénom du père était erroné.
Nombreuses sont les histoires où les enfants affirment
avoir eu d'autres parents.
Parfois,
si la réincarnation n'a pas attendu trop de temps, il
est facile d'en avoir la preuve, simplement en entrant
en contact avec la famille en question. Les exemples de
ce genre de relations entre familles par un enfant réincarné
sont nombreuses dans les pays asiatiques.
L'enfant
éprouve parfois un grand malaise à rester dans la
famille où il est réincarné et veut à tout prix
retrouver son ancien foyer. À croire que les
incarnations ne sont pas toujours désirées ni appréciées...
Dans ces cas, les preuves entre le récit de l'enfant et
la réalité sont assez faciles à trouver et à
admettre. |