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Premier diacre de Rome, il est suspecté par l'empereur
Valérien de posséder une fortune considérable, ce qui
était faux. Sommé de la livrer aux autorités, il
distribua tous
ses biens aux pauvres. Les persécuteurs s'acharnèrent
alors sur lui. Il subit les coups de fouets garnis de
pointes qui lui déchirèrent la peau. On lui brûla les
flancs avec des lames de fer portées au rouge.
Finalement devant son obstination à braver l'empereur,
on le plaça sur un gril de fer sous lequel on alluma un
feu de charbon. Laurent subit stoïquement son martyre.
Il périt ainsi le dix août deux cent cinquante huit.
Son
culte se répandit très rapidement et très profondément.
En Normandie, il est invoqué pour les affections de la
peau, et singulièrement le zona (« feu Saint-Laurent
»). Son supplice explique sa spécialité.
Dans
la Manche, il est prié à Beuvrygny (canton de Tessy
sur Vire) dans la chapelle Heuzebrocq. Les pèlerins
l’invoquent pour
le zona, mais également pour les brûlures. On le prie
toujours aussi à Saint-Laurent de -Cuves (canton de
Saint-Pois). Là encore sa spécialité est le zona. La
dévotion se résume à une prière et à une messe
demandée en l'honneur du Saint.
Autre
lieu de culte conservé, Beaucoudray (canton
de Tessy sur Vire). D'assez nombreux malades demandent
la guérison de leurs brûlures. Ils allument des
cierges ou des veilleuses votives, formulent une prière
et peuvent demander une messe. A Montpinchon, le saint
est toujours efficace contre les dermatoses, particulièrement
contre le zona. Les mères lui demandent aussi de protéger
ou de guérir leurs enfants atteints de maladies de
peau. Elles prient, brûlent des cierges. Des messes
sont toujours demandées, mais les demandes sont si
importantes que le prêtre desservant a, depuis quelques
mois, décidé de célébrer une messe spéciale en
l'honneur de Saint-Laurent un lundi de chaque mois. Les
pèlerins de la région de Carentan se rendent encore,
individuellement, à Auvers où l'on vénère
Saint-Laurent, guérisseur du zona. Le culte est simple.
Une prière, un cierge, une demande de messe. Enfin on
ne saurait oublier le culte toujours annoncé à
Saint-Sauveur-Lendelin, ni celui rendu à Sauxemesnil
(canton de Valognes).
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Dans le Calvados, les lieux de culte sont nombreux. Nous
citerons Cormolain (canton de Caumont-l’Eventé) ou la
statue de l'église est fort visitée pour le zona et
les brûlures. On se contente de prier, d'allumer un
cierge, de demander une messe et de se procurer une médaille.
À
falaise, les pèlerins individuels vont prier en l'église
Saint-Laurent ou des cierges sont à leur disposition.
À Parfouru-sur-Odon, des fidèles
prient le saint contre le feu « le feu
Saint-Laurent ».
Ils se
rendent au pied de la statue, et peuvent demander une
messe. A Rubercy (canton de Trévière), la fontaine
Saint-Laurent située en contrebas de l'église, au
milieu d'un pré, reçoit la visite de malades atteints
de zona qui lavent leur mal et emportent de l'eau. Un
certain nombre de messes sont demandés en complément
du traitement hydrique. L'église de Quetteville (canton
d’Honfleur) consacrée à Saint-Laurent possède un
autel avec statue. On invoque le saint pour le zona et
pour les brûlures. La coutume veut que l'on pique des
épingles sur la statue à l'endroit correspondant à
celui de sa douleur. De plus que, les pèlerins se
rendre à une source située en contrebas, près du pont
de chemin de fer. De son eau, ils lavent leurs lésions.
Dans
l'Orne, la commune de Villebadin (canton d’Exmes) possède
une fontaine Saint-Laurent au lieu-dit « Barges » (nom
d'une ancienne paroisse), dans une propriété privée.
Des mères y viennent en pèlerinages individuels avec
leurs enfants atteints de dermatoses. Elles lavent les
parties malades et accrochent les linges au petit édicule
qui signale la présence de la source. Le saint est
invoqué dans les cas de zona à la Lande-Patrie. Les pèlerins
y pratiquent une neuvaine particulière : ils se
groupent à neuf pour un temps de prière et demandent
une messe.
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Dans l’Eure, à Verneuil-sur-Avre, le Saint-Laurent de
la Madeleine supplante celui de l'église Notre-Dame.
Les pèlerins laissent parfois des linges ou des
pansements. Même culte à Selles (canton de
Pont-Audemer) où une fontaine portant une statue du
saint dispense une eau guérisseuse, par lavages répétés,
des brûlures de toutes sortes. Si l'on en juge par le
nombre des linges disposés sur la niche et volant au
vent, on peut estimer que les visiteurs demeurent une généreuse
fidélité.
Même
culte à Iville (canton
de Neufbourg) et à Saint-Laurent du bois (canton de
Saint-André- de l’Eure).
En
Normandie il existe beaucoup d'autres lieux de pèlerinage
à Saint-Laurent. On ne saurait les citer tous ici.
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